"Si les choses ne changent pas, l'Europe sera la prochaine cible des barbares" (Herzog sur i24NEWS)


10 novembre 2023

i24NEWS a rencontré ce jeudi le président israélien Isaac Herzog pour évoquer la guerre en cours avec le Hamas. 

A ses yeux, il est évident que les attaques du Hamas, piloté par l'Iran, avaient un agenda politique, et qu'elles visaient notamment "à faire capoter les efforts de normalisation entre Israël et l'Arabie saoudite". 

Il n'a pas de mots assez forts face à ceux qui lient les actions du Hamas à la cause palestinienne. "Les gens qui affirment que le Hamas est un mouvement de résistance qui agit pour la cause palestinienne sont soit hypocrites, soit naïfs, soit antisémites, soit les trois en même temps. La vérité est claire et aucune personne honnête ne peut la nier", dit-il. "Cela n'a absolument rien à voir ave le conflit. Il s'agit d'une civilisation jihadiste qui veut nous éradiquer. Ce n'est pas une guerre entre Israël et le Hamas, mais une guerre entre deux conceptions du monde radicalement différentes", poursuit-il.

Si, d'après lui, montrer les images des massacres aux médias et aux politiques est nécessaire, Isaac Herzog n'est pas dupe. En dépit de ces preuves, "les personnes qui nous haïssent continueront de nier que ces choses ont eu lieu", affirme-t-il. "Il y a ceux aussi qui disent : 'Ce qui s'est passé est terrible, mais...' Il n'y a aucun mais. Le monde ne peut tolérer de telles atrocités", martèle-t-il.

Le soutien au Hamas sur les campus américains, où il a lui-même étudié dans sa jeunesse, est un autre sujet de grande préoccupation pour le président israélien. Il a d'ailleurs écrit une lettre cette semaine aux doyens des facultés les plus prestigieuses pour les appeler à agir. 

"Les présidents des universités américaines doivent intervenir. Il ne peut y avoir de soutien au Hamas sur les campus, car cela revient à soutenir des crimes contre l'humanité. Nous voyons apparaître des cultures et des façons de penser qui ne font plus la distinction entre le bien et le mal (...) Si nous ne nous réveillons pas, l'Occident sera la prochaine victime des animaux qui ont commis les massacres du 7 octobre", assure-t-il.

Concernant l'après-guerre et l'avenir de Gaza, le chef d'Etat a indiqué que beaucoup d'idées étaient émises. "Je pense pour ma part que cela représente une opportunité pour les Palestiniens de vivre en paix et dans la prospérité. C'est d'ailleurs aussi ce que nous pensions lorsque nous nous sommes retirés unilatéralement du territoire en 2005. Nous étions persuadés que Gaza  deviendrait le Hong Kong du Moyen-Orient. Mais rien de tout cela ne s'est produit. La bande de Gaza s'est transformée en plateforme terroriste à la solde de l'Iran, et nous avons reçu des dizaines de milliers de missiles. Tout ceci doit prendre fin", explique-t-il.  

Le président se dit enfin confiant sur la capacité du pays à se relever de la terrible épreuve du 7 octobre. "Nous sommes une nation résiliente. Nous avons traversé les pires horreurs après la Shoah, et nous nous sommes relevés pour construire un Etat fort. Personne ne nous brisera. Nous traverserons cette épreuve et nous l'emporterons", a-t-il conclu.

Screenshot i24NEWS

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